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Comment protéger les enfants au moment de la séparation ?

Le sort des enfants est souvent notre plus grande préoccupation lorsqu’on se sépare.

Nous avons tellement peur de mal faire ! On leur inflige déjà une situation qu’ils n’ont pas demandée et pire, on leur casse leur rêve de prince et princesse qui s’aiment pour la vie (oui, j’aime bien m’identifier à une princesse😉).

Le professeur Marcel Rufo donne quelques clés pour gérer la séparation des parents par rapport aux enfants dans son livre Détache moi ! Se séparer pour grandir.

Il évoque en premier lieu la séparation en général. Pour lui,  « la vie n’est qu’une suite de cassures, de ruptures, de retrouvailles et de disparitions ». Tout dans la vie n’est que séparation.

« Toute séparation est une épreuve dont l’enfant sort grandi et plus humain. »

Le professeur parle de château fort (encore une histoire de princesses…) en parlant de l’enfance et du fait qu’à un moment, l’enfant doit affronter l’extérieur et qu’ « on doit lui faire confiance et l’assurer qu’il pourra revenir au château aussi souvent qu’il le désirera ». La séparation fait partie de la vie et « il faut se séparer pour avoir une chance de devenir propriétaire de soi, ce soi qui ne va cesser de s’affirmer, permettant de créer de nouveaux liens, de nouvelles relations sans qu’on s’y laisse emprisonner au risque de se perdre ». En se séparant, on se choisit soi. La séparation est difficile mais elle nous fait grandir, ainsi que les enfants. Lors d’un divorce ou d’une séparation, le processus est accéléré puisque l’enfant a 2 châteaux forts à gérer. Tout enfant aura, un jour ou l’autre, à gérer une séparation. Le nôtre le fera plus tôt.

Nous pouvons avoir peur, en nous séparant, de perturber nos enfants, de les traumatiser à vie. En effet, subir le divorce de ses parents peut les rendre tristes et il n’est pas rare de rencontrer des adultes qui parlent encore de la séparation de leurs parents comme d’une épreuve douloureuse, des dizaines d’années plus tard. Comment faire pour limiter les dégâts d’un point de vue psychologique ?

Nous n’avons pas envie, en tant que parent, de faire souffrir nos enfants et il est possible de consulter un thérapeute avant l’annonce de la séparation pour préparer au mieux cette étape. Pour Marcel Rufo, il ne faut cependant pas anticiper la souffrance de l’enfant. Il dit ainsi qu’il verra « les enfants quand ils souffriront et qu’en attendant il n’y a pas de prévention de la souffrance ». La souffrance comme la séparation font partie de la vie de tous. Chaque enfant est aussi très différent.  Je me souviens quand, peu de temps après l’annonce de la séparation faite aux enfants, mon fils de 5 ans a pris une petite tête pour me de dire : « je peux te demander quelque chose ? ». J’ai tout de suite imaginé qu’il voulait me faire part de sa tristesse ou de sa colère et j’étais prête à accueillir ses paroles.  En fait, il voulait juste un verre d’eau !…

Anticiper la souffrance n’est donc pas une bonne idée. Le danger serait également de projeter notre tristesse ou colère sur les enfants et d’attendre d’eux qu’ils soient fidèles à nos sentiments. J’ai vu des parents créer de la souffrance sur les enfants pour les consoler et ne pas être seuls dans leur souffrance. Dire aux enfants « c’est très triste ce qui t’arrive », revient à manipuler le ressenti de l’enfant. Seuls les faits comptent et chacun gèrera ses émotions en fonction de sa sensibilité.

Évitons donc d’anticiper et de projeter !

L’enfant a le droit d’avoir, toujours selon Marcel Rufo, des « réactions passagères qu’il faut prendre pour ce qu’elles sont : l’expression d’une souffrance qu’ils essaient par ailleurs de masquer afin de ne pas en rajouter à la peine qu’ils pressentent chez leurs parents ». Le pédopsychiatre conseille de ne pas nier la réalité. Tout le monde change, la situation va changer, le rêve de l’enfant se brise. Il est donc inutile de dire que rien ne va changer. Tout va changer et nous serons là pour l’accompagner et le rassurer dans cette nouvelle étape.

Comment faire pour parler aux enfants et comment les aider au mieux ?

  • En les laissant se défouler ou s’exprimer sans réserve. La patience est nécessaire. Petit à petit l’enfant comprend des choses et il accepte la situation. Il a du chagrin ? C’est normal. Il n’en dort plus la nuit ? Je vois comment l’aider. Il est en colère ? Il gère ses émotions comme il le peut. J’accueille leurs paroles ou leurs débordements d’énergie. Cela peut ne pas être agréable mais ce n’est pas le moment de le prendre personnellement. L’enfant doit pouvoir avoir un espace pour s’exprimer sans crainte de jugement de ses émotions. La gestion des émotions en tant qu’adulte n’est pas toujours facile, je ne conçois pas de demander à un enfant d’être stable émotionnellement. Ainsi, taper sur des coussins ou crier fort dans la nature, gribouiller dans un cahier ou avoir une grosse crise de larmes, font partie de leurs défouloirs. J’ai constaté que petit à petit les enfants se régulaient et cela ne fait presque plus partie de leurs besoins après quelques années. Cela peut prendre cependant beaucoup d’énergie à un parent et une aide de l’entourage ou une aide thérapeutique ponctuelle peut être la bienvenue pour accueillir toutes les émotions d’un enfant. La microkiné, la chiropractie, des fleurs de bach ou la kinésiologie peuvent permettre également à ce dernier, de débloquer en douceur certaines tensions en lui.

  • En n’acceptant pas de chantage de la part de l’enfant. Rassurer l’enfant me paraît normal, mais accepter tous types de comportement, non. Les enfants peuvent jouer de la situation pour essayer d’obtenir des choses des parents en appuyant sur le bouton « culpabilité » ou « ego ». Le professeur Marcel Rufo dit ainsi qu’« on s’aperçoit souvent que les enfants en rajoutent dans les manifestations de tristesse pour être en conformité avec les adultes. Ils s’efforcent ainsi de mieux correspondre à ce qu’ils croient que l’on attend d’eux ». Cela me fait penser à la pub Ikea dans laquelle l’enfant se plaint de ne manger que des coquillettes chez l’autre parent, afin que chaque parent lui prépare de très bons plats. C’est mieux chez papa ? Eh bien tant mieux !

  • En prenant soin de notre niveau d’énergie en tant que parent pour être au mieux avec les enfants. En tant que parent nous devons fournir beaucoup d’énergie pour leur courir après, mettre en place une routine, répondre à leurs questions, les consoler, gérer la logistique, assurer leur santé… Quand on est deux, on peut compter sur l’énergie de l’autre pour se ressourcer de temps en temps, mais quand on est seule il n’est pas facile de trouver le temps de se régénérer. L’épuisement guette. Pour moi il est essentiel de déléguer des activités qui me prennent de l’énergie, même si cela peut ne pas paraître raisonnable financièrement. Ainsi, je n’ai jamais renoncé à avoir une aide ménagère, alors que cela aurait été une vraie source d’économie. De même, j’ai eu recours à des baby sitters régulièrement pour aller faire du yoga, ou à des amis pour me garder les enfants de temps en temps, ou à ma famille pour pouvoir partir en vacances seule. J’ai, en effet, besoin de temps et de solitude pour me ressourcer. Être à l’écoute de mes besoins me permet d’assurer au mieux.

  • En prenant ses responsabilités. Si en tant que parent on a du mal à gérer nos émotions ou si on fait face à des blocages, cela est de notre devoir de le travailler avec un spécialiste. Pour moi l’idée est d’être honnête en permanence envers moi-même et envers les enfants. La base me paraît de ne pas dire du mal de l’autre parent et de ne pas leur mentir. On peut souligner les différences de point de vue et respecter le point de vue de l’autre. Expliquer avec des mots simples la situation, sans l’amplifier ou sans minimiser les conséquences. Chacun évolue et chacun a sa grille de lecture. L’enfant se rendra compte qu’il change, que ses amis changent, que ses parents changent. Nous nous adaptons à chaque situation en faisant au mieux et en prenant nos responsabilités. Le faire sans se victimiser permet de montrer à l’enfant ce qu’est un adulte responsable. Cela lui permettra de nous imiter pour grandir sans endosser un vêtement de victime.

Et toi, quelle est ta plus grande difficulté en tant que parent ? Quelles sont les astuces qui ont marché pour toi ? Je t’invite à partager en commentaire ou sur le groupe des Copines de Léa.

Pour échanger sur des problématiques de communication ou d’organisation et afin de laisser à l’enfant la possibilité de s’exprimer, une médiation familiale est une option pertinente. Laurence Hanin-Jamot vous accueille à distance (et en présentiel). Je vous invite à voir son site qui regroupe des informations utiles ou à la contacter à cette adresse : hjlmediation@gmail.com

Je te conseille aussi de contacter Les petits ambassadeurs, une association juridique pour parents et enfants, qui propose des permanences juridiques gratuites aux parents !

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Je te souhaite la bienvenue sur mon blog ! Je suis  Talina, hypersensible passionnée par les voyages, la mer, le développement personnel et en quête d’authenticité, de plaisir et de sérénité ! Je m’intéresse à tous les enjeux de la relation à l’autre et notamment la relation amoureuse mais aussi et surtout la relation avec soi. Comment gérer mes émotions d’hypersensible et devenir ma meilleure amie ?

 

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